Vendredi 16 septembre 2005
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Chroniques du temps qui passe…
En guise d’introduction
L’actualité est sans cesse en mouvement et fuyante. Un événement chasse l’autre. On oublie vite. On a du mal à y voir clair.
Dans ces chroniques du temps qui passe, j’essaie de jeter un regard sur quelques événements qui m’ont interpellé. Pour les sauver, le temps d’un instant, de l’oubli qui emporte tout. Pour essayer de mieux les comprendre. Ce regard est un regard personnel et de conviction. Mais, il ne prétend en aucun cas transcrire une vérité universelle. Il voudrait rappeler le bon sens, mais qui peut prétendre détenir seul le bon sens ?...
Je remercie d’avance les internautes qui rebondiront sur ces chroniques épisodiques et m’enrichiront de leurs réflexions.
La Justice
et la pitié – le 16/9/05
La Justice
doit toujours s’efforcer de faire preuve d’humanité. Cependant, face à certains crimes et à certains criminels, il me semble qu’elle doit être impitoyable.
Aussi, je suis furieux de voir remis en liberté le plus ancien détenu de France, Lucien Léger. Sait-on que cet assassin, qui a étranglé un jeune garçon de 11 ans et dont la culpabilité ne fait aucun doute, a commencé par reconnaître son crime puis l’a toujours nié. Comment, dans ces conditions peut-on lui accorder le pardon ?
Et surtout, sait-on qu’avant d’être arrêté, ce criminel a envoyé plusieurs messages à la presse et aux parents de la victime ? Dans l’un d’eux il écrivait ceci : « Je sais qu’il est plus facile d’étrangler de face, avec les pouces sur le larynx mais je l’ai fait par derrière avec seulement les doigts. C’est plus long. »
Et comme si cela ne suffisait pas, il ajoutait dans un autre message : « Je vais vous donner un détail accablant. J’ai un moment relâché mon étreinte car j’avais des crampes dans les doigts. » (informations prises dans le Monde du 2/9/05)
Ces précisions sordides sont celles d’un monstre, n’en déplaise aux âmes sensibles. Par respect pour sa victime et pour la famille et les proches de sa victime, il ne mérite aucun pardon. Seule la mort eût été à la mesure d’un tel crime et d’un tel cynisme.
Lecteur, qu’en pensez vous ?...
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